2/26/2026

Avocat en droit automobile : votre allié en cas de litige lié à votre voiture

Avocat en droit automobile : votre allié en cas de litige lié à votre voiture

Dernière mise à jour : juillet 2025

Vous venez d'acheter un véhicule qui tombe en panne, votre assurance refuse de vous indemniser, ou un garagiste a mal réparé votre voiture ? En tant qu'avocat intervenant quotidiennement en droit automobile depuis mon cabinet de Bressuire, dans les Deux-Sèvres, je vous explique dans ce guide complet comment un avocat spécialisé peut vous aider à faire valoir vos droits — que vous soyez acheteur, vendeur, ou victime d'un accident.

Le droit automobile est une matière transversale qui mobilise le droit civil, le droit de la consommation, le droit pénal routier et le droit des assurances. Face à cette complexité, l'intervention d'un avocat dédié à ces problématiques n'est pas un luxe : c'est souvent la condition indispensable pour obtenir gain de cause.

Qu'est-ce qu'un avocat en droit automobile ?

Un avocat en droit automobile est un professionnel du droit qui concentre sa pratique sur l'ensemble des litiges liés aux véhicules terrestres à moteur : voitures, utilitaires, motos, camping-cars, et même poids lourds. Son champ d'intervention dépasse largement les seules infractions routières.

Définition : Le droit automobile n'est pas une branche autonome du droit. Il désigne l'ensemble des règles juridiques applicables aux situations impliquant un véhicule : vente (Code civil, articles 1641 à 1649), consommation (Code de la consommation, articles L. 217-1 et suivants), réparation (obligation de résultat du garagiste), assurance (Code des assurances) et responsabilité civile (loi Badinter du 5 juillet 1985).

Concrètement, je suis sollicité dans des situations très variées : un acheteur qui découvre un vice caché trois mois après l'achat, un vendeur injustement accusé, un automobiliste dont l'assureur refuse d'indemniser un sinistre, ou encore un client mécontent d'une réparation bâclée. Mon rôle est de vous conseiller, de négocier pour vous, et si nécessaire de vous représenter devant le tribunal — notamment devant le Tribunal judiciaire de Niort, juridiction compétente pour les litiges des Deux-Sèvres.

Quels sont les domaines d'intervention d'un avocat en droit automobile ?

L'avocat automobile intervient sur un spectre très large de situations juridiques. Voici les principaux domaines dans lesquels j'accompagne mes clients au quotidien.

Comment agir en cas de vice caché sur un véhicule ?

Le vice caché est le motif de litige automobile le plus fréquent. L'article 1641 du Code civil dispose que le vendeur est tenu de garantir l'acheteur contre les défauts cachés de la chose vendue qui la rendent impropre à son usage, ou qui en diminuent tellement l'usage que l'acheteur ne l'aurait pas acquise s'il les avait connus.

Pour qu'un défaut soit qualifié de vice caché au sens juridique, quatre conditions cumulatives doivent être réunies :

  1. Le défaut doit être caché : il ne devait pas être visible lors de l'achat, même pour un acheteur attentif. Un voyant moteur allumé ou une carrosserie visiblement endommagée ne sont pas des vices cachés.
  2. Le défaut doit être antérieur à la vente : il devait exister, au moins « en germe », au moment de la transaction, même s'il ne s'est manifesté que plus tard.
  3. Le défaut doit être suffisamment grave : il doit rendre le véhicule impropre à son usage normal ou en diminuer considérablement l'utilité.
  4. L'acheteur ne devait pas en avoir connaissance : si le vendeur a informé l'acheteur du défaut, ou si celui-ci était décelable par un examen attentif, le vice n'est pas « caché ».

Exemples concrets de vices cachés automobiles que j'ai rencontrés dans ma pratique : casse moteur liée à un défaut d'entretien dissimulé, boîte de vitesses défaillante, problème de distribution, compteur kilométrique falsifié, corrosion structurelle masquée par un traitement cosmétique, ou encore véhicule accidenté non déclaré.

Ce que je peux obtenir pour vous : Selon la gravité du vice, deux options s'offrent à vous en vertu de l'article 1644 du Code civil :

  • L'action rédhibitoire : annulation pure et simple de la vente avec restitution intégrale du prix.
  • L'action estimatoire : réduction du prix correspondant à la perte de valeur causée par le vice.

Dans les deux cas, si le vendeur connaissait le vice (ce qui est présumé de manière irréfragable pour les professionnels selon une jurisprudence constante), des dommages et intérêts supplémentaires peuvent être obtenus au titre de l'article 1645 du Code civil. La Cour de cassation a récemment rappelé ce principe dans un arrêt du 3 septembre 2025 (Cass. 1re civ., 3 sept. 2025, n° 24-11.383), en précisant que cette présomption de connaissance s'applique également au premier acquéreur professionnel dans le cadre d'une chaîne de ventes.

Quelle est la différence entre vice caché et défaut de conformité ?

La distinction est essentielle car les régimes juridiques diffèrent. Le défaut de conformité, prévu par les articles L. 217-1 et suivants du Code de la consommation, concerne l'écart entre le véhicule livré et celui qui était convenu dans le contrat. Ce régime ne s'applique qu'aux ventes entre un professionnel et un consommateur.

Définition : Le défaut de conformité existe lorsque le véhicule ne correspond pas à la description donnée par le vendeur, ne possède pas les qualités présentées, ou n'est pas propre à l'usage habituellement attendu d'un bien similaire.

Avantage majeur pour l'acheteur : Les défauts qui apparaissent dans un délai de 12 mois (voire 24 mois pour les contrats conclus après le 1er janvier 2022) à compter de la livraison sont présumés exister au moment de celle-ci. C'est au vendeur professionnel de prouver le contraire, ce qui inverse la charge de la preuve de manière très favorable pour l'acheteur.

Dans ma pratique, je choisis le fondement juridique le plus adapté à chaque situation. Parfois, les deux garanties sont invocables simultanément, ce qui renforce considérablement la position de mon client.

Peut-on engager la responsabilité d'un garagiste pour une réparation ratée ?

Oui, et c'est un contentieux que je traite régulièrement. Le garagiste qui accepte de réparer un véhicule est tenu à une obligation de résultat : il doit remettre le véhicule en état de marche. S'il échoue, sa responsabilité est engagée, sauf s'il prouve qu'il n'a commis aucune faute.

La Cour de cassation a récemment précisé cette responsabilité dans un arrêt important du 25 juin 2025 (Cass. 1re civ., 25 juin 2025, n° 24-10.875). Elle a jugé qu'une réparation non conforme aux règles de l'art constitue une faute du garagiste, même si c'est le client qui a demandé cette réparation. Autrement dit, un garagiste ne peut pas s'exonérer en invoquant que le client l'a « contraint » à effectuer une réparation provisoire ou inadaptée.

Les obligations du garagiste sont multiples :

  • Obligation de résultat dans l'exécution des réparations.
  • Obligation de conseil : il doit informer le client sur l'état du véhicule, les réparations nécessaires, et mettre en garde contre les risques.
  • Obligation d'information : il doit fournir un devis détaillé et prévenir le client si la réparation est trop coûteuse par rapport à la valeur du véhicule.
  • Obligation de garde : il est responsable du véhicule qui lui est confié.

Situations que je traite : réparation inefficace, pièces non changées alors que facturées, aggravation de la panne après intervention, facturation abusive, ou dégradation du véhicule pendant son séjour au garage.

Comment résoudre un litige avec son assurance automobile ?

Les compagnies d'assurance disposent de services juridiques puissants. Face à un refus d'indemnisation ou à une proposition insuffisante, l'intervention d'un avocat rééquilibre le rapport de force.

Les litiges les plus fréquents avec les assureurs que je rencontre dans ma pratique concernent :

  • Le refus d'indemnisation : invocation d'une clause d'exclusion, contestation des circonstances du sinistre, ou allégation de fausse déclaration.
  • La sous-évaluation du préjudice : offre d'indemnisation manifestement inférieure au préjudice réel subi.
  • La résiliation abusive du contrat : résiliation après sinistre sans motif légitime.
  • L'augmentation injustifiée de prime : majoration disproportionnée après un sinistre mineur.
  • Le défaut d'assurance : infraction punie d'une amende pouvant aller jusqu'à 3 750 € en vertu de l'article L. 324-2 du Code de la route, assortie de peines complémentaires (suspension ou annulation du permis, confiscation du véhicule).

Mon intervention consiste d'abord à analyser votre contrat et les conditions générales pour vérifier la légitimité du refus de l'assureur. Je rédige ensuite une mise en demeure circonstanciée, et en cas de refus persistant, je saisis le tribunal compétent.

Comment être indemnisé après un accident de la route ?

L'indemnisation des victimes d'accidents de la circulation est régie par la loi n° 85-677 du 5 juillet 1985, dite « loi Badinter ». Ce texte fondamental protège très fortement les victimes, en particulier les piétons, cyclistes et passagers.

Définition : La loi Badinter établit un régime d'indemnisation spécifique pour tout accident de la circulation impliquant un véhicule terrestre à moteur. Les victimes non conductrices bénéficient d'une indemnisation quasi automatique, indépendamment de toute notion de faute.

Ce que je peux obtenir pour vous :

  • Indemnisation des préjudices corporels : frais médicaux, incapacité temporaire ou permanente, souffrances endurées, préjudice esthétique, préjudice d'agrément.
  • Indemnisation des préjudices matériels : réparation ou valeur de remplacement du véhicule, frais de location, pertes de revenus.
  • Indemnisation du préjudice de jouissance : la privation de l'usage de votre véhicule pendant la durée des réparations ou de la procédure constitue un préjudice indemnisable.

Sur ce dernier point, la Cour de cassation a récemment rappelé que la victime n'est pas tenue de limiter son préjudice dans l'intérêt du responsable, et que les périodes d'immobilisation liées à l'expertise et à la procédure judiciaire doivent être prises en compte dans l'indemnisation (Cass. 1re civ., 25 juin 2025, n° 24-10.875, précité).

Quels recours en cas de litige entre acheteur et vendeur de véhicule ?

Au-delà du vice caché, d'autres fondements juridiques peuvent être mobilisés lors d'un litige lié à l'achat ou la vente d'un véhicule :

  • Le dol (article 1137 du Code civil) : lorsque le vendeur a volontairement dissimulé une information déterminante (véhicule accidenté, kilométrage falsifié). Le dol permet d'obtenir la nullité de la vente et des dommages et intérêts. Le délai pour agir est de 5 ans à compter de la découverte du dol.
  • Le manquement à l'obligation de délivrance conforme (article 1604 du Code civil) : lorsque le véhicule livré ne correspond pas à ce qui était convenu.
  • La garantie commerciale : distincte des garanties légales, elle est librement consentie par le vendeur ou le constructeur. Ses conditions sont fixées par le contrat, mais ne peuvent jamais restreindre les droits légaux de l'acheteur.

Je conseille également les vendeurs, qu'ils soient particuliers ou professionnels, confrontés à des réclamations parfois infondées. Mon rôle est alors de vérifier si les conditions de la garantie sont réunies et de défendre leurs intérêts.

Quel est le délai pour agir en justice en droit automobile ?

Les délais de prescription sont un piège fréquent en droit automobile. Un dossier solide sur le fond peut être perdu si l'action est engagée trop tard.

Quel délai pour agir en garantie des vices cachés ?

L'article 1648 alinéa 1er du Code civil fixe le délai d'action à 2 ans à compter de la découverte du vice. En pratique, la découverte résulte le plus souvent du dépôt du rapport d'expertise mettant en évidence le défaut.

Point crucial — le délai-butoir de 20 ans : La Cour de cassation, en chambre mixte, a tranché un débat majeur par un arrêt du 21 juillet 2023 (Ch. mixte, 21 juill. 2023, n° 21-17.789). Elle a jugé que l'action en garantie des vices cachés ne peut dépasser le délai-butoir de 20 ans prévu par l'article 2232 du Code civil, courant à compter de la vente. Ce délai-butoir de 20 ans remplace ainsi l'ancien délai de 5 ans que certaines juridictions appliquaient sur le fondement de l'article L. 110-4 du Code de commerce.

Cette solution, très favorable aux acheteurs, a été confirmée à plusieurs reprises depuis, notamment par la Cour de cassation le 29 janvier 2025 (Cass. 1re civ., 29 janv. 2025, n° 23-20.738) et le 26 février 2025 (Cass. com., 26 févr. 2025, n° 23-21.766).

Concrètement, cela signifie : si vous avez acheté un véhicule en 2015 et que vous découvrez un vice caché en 2025, votre action est recevable — à condition d'agir dans les 2 ans suivant la découverte du vice.

Quel délai pour la garantie légale de conformité ?

Le consommateur dispose d'un délai de 2 ans à compter de la délivrance du bien pour agir sur le fondement de la garantie légale de conformité (article L. 217-7 du Code de la consommation). Pour les contrats conclus depuis le 1er janvier 2022, ce délai a été porté à 2 ans avec une présomption d'antériorité étendue à 24 mois pour les biens neufs et 12 mois pour les biens d'occasion.

Quel délai pour le dol et les vices du consentement ?

L'action en nullité pour dol doit être exercée dans un délai de 5 ans à compter de la découverte du dol (article 1144 du Code civil).

Comment se déroule une procédure en droit automobile ?

Comprendre les étapes d'une procédure permet d'anticiper les délais et les coûts. Voici le déroulement type d'un dossier automobile que je traite depuis mon cabinet de Bressuire.

Étape 1 : La consultation initiale et l'analyse du dossier

Lors de notre premier rendez-vous, j'effectue un audit complet de votre situation : examen des documents (certificat de cession, contrat de vente, factures, échanges écrits), évaluation de la recevabilité de l'action, identification des fondements juridiques applicables, et estimation des chances de succès.

Ma pratique : Cette première consultation est facturée 80 € TTC. Je vous donne le maximum d'informations dès ce stade : coût prévisionnel, durée estimée de la procédure, stratégie recommandée. Vous repartez avec une feuille de route claire.

Étape 2 : La tentative de résolution amiable

Avant toute procédure judiciaire, je tente systématiquement une résolution amiable. J'adresse au vendeur ou au professionnel un courrier de mise en demeure circonstancié, exposant les faits, les fondements juridiques, et les demandes. Cette étape permet de résoudre environ un tiers des dossiers sans passer par le tribunal.

Étape 3 : L'expertise du véhicule

L'expertise est la pièce maîtresse de tout litige automobile. Elle peut être :

  • Amiable : organisée à l'initiative d'une partie, elle a une valeur probatoire limitée mais permet d'évaluer rapidement la situation. Attention : la Cour de cassation a rappelé que le juge ne peut pas se fonder exclusivement sur une expertise amiable non contradictoire (Cass. 1re civ., 9 juill. 2025, n° 23-19.668).
  • Judiciaire : ordonnée par le juge des référés, elle est réalisée par un expert indépendant au contradictoire de toutes les parties. Son rapport constitue le fondement essentiel de la décision du tribunal.

Mon conseil : Ne faites jamais réparer votre véhicule avant l'expertise. Le vendeur pourrait prétendre que le vice a été aggravé ou créé par la réparation. Ne roulez plus avec le véhicule si la panne est sérieuse, afin de préserver les preuves.

Étape 4 : La procédure judiciaire

Si la voie amiable échoue, je saisis le tribunal compétent. Pour les litiges des Deux-Sèvres, il s'agit du Tribunal judiciaire de Niort. La procédure dure en moyenne 12 à 24 mois, selon la complexité du dossier et l'encombrement du tribunal.

Le tribunal peut prononcer la résolution de la vente, une réduction du prix, et condamner le vendeur à des dommages et intérêts couvrant l'ensemble de vos préjudices : frais d'expertise, frais de remorquage, frais de location d'un véhicule de remplacement, préjudice de jouissance, etc.

Combien coûte un avocat en droit automobile ?

La question des honoraires est légitime et mérite une réponse transparente.

Consultation initiale

Mon tarif : 80 € TTC pour un premier rendez-vous complet avec audit juridique de votre dossier. Vous repartez avec un avis clair sur la faisabilité de votre action.

Honoraires pour la procédure

Les honoraires varient selon la complexité du dossier. Deux modes de facturation existent :

  • Au forfait : un tarif global convenu à l'avance pour l'ensemble de la prestation. C'est le mode que je privilégie dans la grande majorité de mes dossiers (environ 95 % de mes prestations sont forfaitisées), car il offre une visibilité financière totale.
  • Au temps passé : facturation horaire, généralement entre 150 et 300 € HT selon les cabinets.

Ma pratique : J'ai forfaitisé la quasi-totalité de mes prestations. Vous savez dès le départ combien vous coûtera la procédure. Pas de mauvaise surprise.

Prise en charge par l'assurance protection juridique

Vérifiez systématiquement votre contrat d'assurance automobile ou habitation : il contient probablement une garantie protection juridique. Celle-ci prend en charge tout ou partie des honoraires d'avocat, des frais d'expertise et des frais de procédure.

Mon conseil : Souscrivez une assurance de protection juridique si vous n'en avez pas. En cas de litige, elle réduit significativement le coût de l'intervention de l'avocat, de l'expert et de l'huissier. Je vous accompagne dans les démarches auprès de votre assureur pour activer cette garantie.

Important : Vous avez le libre choix de votre avocat, même si votre assurance protection juridique vous en propose un. C'est un droit garanti par l'article L. 127-3 du Code des assurances.

Pourquoi consulter un avocat dès le début du litige ?

Consulter un avocat tôt dans le processus évite des erreurs souvent irréparables. J'ai vu trop de dossiers compromis par des maladresses initiales.

Un avocat consulté dès les premiers signes du litige vous aide à :

  • Préserver les preuves : photos, vidéos, échanges écrits (SMS, e-mails), devis, factures. La preuve est libre en matière civile, mais elle doit être constituée rapidement.
  • Respecter les délais : les délais de prescription sont impératifs. Une action engagée un jour trop tard est irrecevable, quel que soit le bien-fondé de vos prétentions.
  • Éviter les erreurs stratégiques : ne pas faire réparer le véhicule avant expertise, ne pas signer de documents sans les comprendre, ne pas accepter une offre transactionnelle désavantageuse.
  • Tenter une résolution amiable efficace : une lettre de mise en demeure rédigée par un avocat, avec les bons fondements juridiques, a un impact très différent d'un courrier personnel.
  • Choisir le bon fondement juridique : vice caché, défaut de conformité, dol, responsabilité contractuelle... Le choix du fondement détermine les règles de preuve, les délais et les indemnisations possibles.

L'action du sous-acquéreur : un droit souvent méconnu

Si vous avez acheté un véhicule d'occasion qui a déjà été revendu plusieurs fois, vous pouvez agir directement contre le vendeur originaire (par exemple le concessionnaire ou le premier vendeur) et pas seulement contre votre vendeur direct. C'est ce qu'on appelle l'action directe du sous-acquéreur.

Définition : L'action en garantie des vices cachés se transmet avec la chose vendue, en tant qu'accessoire. Le sous-acquéreur peut donc exercer cette action contre n'importe quel vendeur de la chaîne des ventes successives.

La Cour de cassation a récemment précisé les conditions de cette action dans un arrêt du 3 septembre 2025 (Cass. 1re civ., 3 sept. 2025, n° 24-11.383) : lorsque l'action est exercée contre le vendeur originaire, le caractère caché du vice s'apprécie dans la personne du premier acquéreur. Si ce premier acquéreur est un professionnel, il est irréfragablement présumé connaître le vice, ce qui peut compliquer l'action du sous-acquéreur.

En pratique, cette action est très utile lorsque votre vendeur direct est insolvable ou a disparu, mais que le vendeur originaire (souvent un professionnel) est toujours en activité.

Comment choisir son avocat en droit automobile ?

Le choix de votre avocat est déterminant pour l'issue de votre dossier.

Vérifier l'expérience concrète en droit automobile

Privilégiez un avocat qui traite régulièrement des dossiers automobiles. Le droit automobile est technique : il faut comprendre les mécanismes juridiques mais aussi avoir une connaissance suffisante des problématiques mécaniques pour dialoguer efficacement avec les experts, identifier les points clés d'un rapport d'expertise, et savoir ce qui est déterminant de ce qui est accessoire.

Proximité ou spécialisation ?

L'idéal est de combiner les deux. Un avocat proche de chez vous facilite les échanges et la confiance. Mais beaucoup de démarches peuvent aujourd'hui se faire à distance : envoi de documents par e-mail, consultations en visioconférence, représentation devant le tribunal sans nécessité de votre présence physique.

Mon cabinet est situé à Bressuire, au cœur des Deux-Sèvres. J'interviens principalement devant le Tribunal judiciaire de Niort, mais j'accompagne également des clients dans toute la France grâce aux outils numériques.

Exiger la transparence sur les honoraires

Demandez systématiquement un devis clair et détaillé avant tout engagement. Un avocat sérieux vous donne une estimation réaliste du coût total de la procédure, honoraires et frais compris.

Les erreurs à ne pas commettre en cas de litige automobile

En tant qu'avocat, je constate régulièrement des erreurs qui compromettent des dossiers pourtant solides.

Les erreurs les plus fréquentes :

  • Faire réparer le véhicule avant toute expertise : vous détruisez les preuves du vice. Le vendeur arguera que la panne résulte de votre réparation.
  • Continuer à rouler avec un véhicule défaillant : cela rend plus difficile la preuve que le vice existait au moment de la vente, et aggrave potentiellement les dommages.
  • Laisser passer les délais : le délai de 2 ans court à compter de la découverte du vice. Ne tardez pas à consulter un avocat.
  • Accepter une expertise non contradictoire comme preuve unique : la Cour de cassation rappelle régulièrement que le juge ne peut pas se fonder exclusivement sur une expertise réalisée à la demande d'une seule partie.
  • Négliger l'expertise judiciaire : c'est la pièce maîtresse du dossier. Être assisté par un avocat lors des opérations d'expertise est essentiel pour poser les bonnes questions, formuler des dires pertinents, et orienter les investigations de l'expert.

Où trouver un avocat en droit automobile près de chez soi ?

Cabinets spécialisés en droit automobile

Certains avocats concentrent leur pratique sur le droit automobile. C'est mon cas : j'ai choisi de développer une expertise forte en vices cachés automobiles et litiges liés aux véhicules, en complément de mon activité en droit immobilier.

Associations et réseaux professionnels

L'Association des Avocats de l'Automobile regroupe des praticiens spécialisés sur l'ensemble du territoire. Elle constitue une ressource utile pour identifier un avocat compétent.

Consultations à distance

La technologie permet aujourd'hui des consultations par visioconférence ou téléphone. Je propose cette possibilité à mes clients éloignés de Bressuire, tout en privilégiant le contact humain pour les dossiers complexes nécessitant un échange approfondi.

Conclusion : un avocat en droit automobile pour défendre efficacement vos droits

Faire appel à un avocat en droit automobile, c'est se donner les meilleures chances de résoudre un litige lié à votre véhicule — vice caché, conflit avec un assureur, réparation défaillante, ou accident de la route. La complexité du droit applicable et l'importance des enjeux financiers justifient pleinement cet accompagnement professionnel.

Vous êtes confronté à un litige lié à votre véhicule ? Je suis avocat à Bressuire, dans les Deux-Sèvres, et j'accompagne quotidiennement des acheteurs, des vendeurs et des automobilistes confrontés à des situations juridiques parfois complexes. Vices cachés, litiges avec un garagiste, conflits d'assurance : je traite ces dossiers régulièrement devant le Tribunal judiciaire de Niort.

Mon rôle est de vous permettre de comprendre vos droits, d'identifier les leviers d'action et d'agir rapidement, que ce soit par la négociation ou devant le tribunal.

Prendre rendez-vous pour une consultation — Première consultation : 80 € TTC.

Vous rencontrez un problème juridique ? Je suis là pour le régler, simplement et efficacement.

Je suis avocat à Bressuire, et j’accompagne au quotidien des propriétaires immobiliers, des artisans et des acheteurs ou vendeurs de véhicules confrontés à des situations juridiques parfois complexes, mais également dans le cadre de problèmes du quotidien.

Vices cachés, travaux mal réalisés, litiges avec un acquéreur, un artisan ou un client : je traite ces dossiers régulièrement.

Mon rôle est de vous permettre de comprendre vos droits, d’identifier les leviers d’action et d’agir rapidement, que ce soit par la négociation ou devant le tribunal.

J'ai choisi de m’installer à Bressuire pour proposer une relation de proximité, humaine et accessible à mes clients.

Je connais vos enjeux, vos contraintes, et m’engage à vous offrir des conseils clairs, concrets et sans jargon inutile.

Quel avocat consulter pour un problème de voiture ?

Un avocat pratiquant le droit automobile est le plus compétent pour les litiges liés à l'achat, la vente, la réparation ou l'assurance d'un véhicule. Vérifiez son expérience concrète dans ce domaine.

Quel est le délai pour agir en cas de vice caché automobile ?

Vous disposez de 2 ans à compter de la découverte du vice pour agir en justice (article 1648 du Code civil), dans la limite d'un délai-butoir de 20 ans à compter de la vente (article 2232 du Code civil).

Que faire si j'ai acheté une voiture avec un vice caché ?

Ne roulez plus, ne faites pas réparer, conservez toutes les preuves et consultez immédiatement un avocat. Il organisera une expertise et engagera les démarches pour obtenir l'annulation de la vente ou une réduction du prix.

Un garagiste a mal réparé ma voiture, quels sont mes recours ?

Le garagiste est tenu d'une obligation de résultat. S'il a mal réparé votre véhicule, vous pouvez obtenir le remboursement de la facture et l'indemnisation de tous vos préjudices, y compris l'immobilisation du véhicule.

Puis-je choisir librement mon avocat si mon assurance protection juridique en désigne un ?

Oui, absolument. L'article L. 127-3 du Code des assurances vous garantit le libre choix de votre avocat, quel que soit ce que vous dit votre assureur.

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